Le pape Léon XIV a entamé le 25 septembre 2026 un voyage apostolique en France, marquant son cinquième déplacement de ce type dans le pays. Son arrivée à Paris-Orly a été suivie d’une cérémonie de bienvenue, puis d’une visite officielle au président de la République, Emmanuel Macron, au Palais de l’Élysée. Lors de cette rencontre, il a prononcé un discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique, abordant notamment les enjeux de paix, de multilatéralisme et les racines chrétiennes de la France.
Le lendemain, Léon XIV s’est rendu à l’UNESCO, où il a rencontré les 194 représentants des États membres. Son intervention a porté sur des thèmes comme l’intelligence artificielle, l’éducation, la culture, la dignité humaine et le multilatéralisme. Cette visite a été présentée comme un événement majeur dans un contexte international marqué par des tensions et des défis globaux. Le pape a également souligné, lors de son discours aux autorités, le patrimoine culturel et religieux de la France, évoquant ses origines familiales normandes et béarnaises. Il a insisté sur le rôle de la France comme « artisan infatigable de paix et de multilatéralisme », face aux crises mondiales actuelles.
Le voyage s’est poursuivi à Lourdes, seconde étape du périple, où il a été accueilli à l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Cette étape marque une continuité avec la dernière visite papale en ce sanctuaire marial, celle de Benoît XVI en 2008. Les organisateurs, issus des diocèses de Paris, Lourdes et Metz, ont mobilisé 15 000 bénévoles pour assurer la logistique, la sécurité et l’accueil spirituel des participants.
Plusieurs responsables ecclésiastiques ont commenté cette visite. Le père Donald Zagoré, aumônier national des communautés catholiques africaines de France, a évoqué un « enthousiasme inédit » chez les catholiques, soulignant que la voix universelle du pape pourrait nourrir spirituellement les fidèles. Le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, a quant à lui évoqué la visite comme un « remède à la crise spirituelle » dans une France sécularisée, tout en espérant des fruits durables pour l’Église et la société. Le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a exprimé l’espoir que ce voyage ne soit pas un simple événement médiatique, mais qu’il puisse initier un processus de réflexion et d’action à long terme, notamment auprès des jeunes générations. Il a insisté sur la nécessité de répondre aux défis complexes d’une époque en mutation.
Enfin, la nonciature apostolique de Paris, dirigée par Mgr Celestino Migliore, a joué un rôle central dans l’organisation du séjour du pape, qui y a logé une nuit. Le nonce a rappelé l’importance de la mission diplomatique du Saint-Siège et ses liens avec les institutions françaises, dans un contexte de laïcité.